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Articles avec #auvergne catégorie

La Pierre des fées


Un peu chauvine, j'ai envie de vous raconter l'auvergne d'après les contes et légendes qui s'y rapportent.

La pierre des Fées
source le guide de l'Auvergne mystérieuse... 

 

Au nord-est de Langeac, dans des broussailles, entre Saint-Èble que domine le château du Cluzel et Rongeas, se dressent sur deux lignes les pierres des Fées, douze énormes blocs de basalte noir très rapprochés les uns des autres. Le sol, entre les deux rangées de pierres, est couvert d'une dalle de 70 cm d'épaisseur en moyenne. Ce sont sans doute là les restes d'une allée couverte monumentale.
Au sud-ouest de Langeac, près de Tailhac, la tombe des fées a, début du siècle dernier, fait l'objet d'une étude par un certain M. Duranson. C'étaient deux dolmens de taille différente dont
Le plus petit était nommé la crèche de l'âne. Sous le plus grand, qui était dallé au sol, quelques marches conduisaient à une espèce de caveau presque entièrement obstrué. Peu après, un paysan voulut fouiller ce caveau dans l'espoir de trouver un trésor. Il ne fit que ruiner le monument dont il ne reste plus que quatre blocs. La légende s'en est emparée ; jadis, quand venait le soir, de petites fées blanches et noires sortaient des bois et venaient en ce lieu filer la laine noire et blanche de leurs quenouilles. Elles portaient sur la tête ces blocs énormes qui leur servaient de sièges. Une nuit, l'enchantement cessa et les sièges des fées, écrasant celles qui les portaient, leur tint lieu de sépulture. De là est venu le nom de " tombe des Fées ". La tradition ajoute que ce caveau signalé par M. Duranson se prolonge par un souterrain qui aboutit près d'Espigoux.

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7ème jour : la safranière

Dimanche 14 octobre 2012

La journée a commencé sous un timide soleil et un rendez-vous au restaurant du Clos à Chidrac. Merci à Jérôme qui nous a servi un repas excellent et copieux, malheureusement nous avons eu à peine le temps de déguster notre sublime pompe aux pommes à la glace vanille qu’il fallait déjà se rendre à notre 2ème rendez-vous de la journée, en fait le but de notre sortie : la safranière de Font Bergère à Plauzat.

Avec un bon quart d’heure de retard nous avons retrouvé Christian Masson, l’exploitant, qui nous a guidé jusqu’à son petit lopin de terre planté de jolis crocus bleus possédant chacun 3 filament de fameux safran.

La pluie n’a pas découragé les plus hardies pour cueillir les petites fleurs qui pointaient le bout de leur corolle

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Et c’est muni environ d'une cinquantaine de fleurs que nous nous sommes ensuite rendus au domicile de Christian pour y apprendre comment on décortique la fleur pour n’en retenir que le pistil aux 3 filaments si précieux.

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Yvette y a pris un goût plus que certain, puisqu’elle a tout décortiqué avec une application exemplaire, pendant que Christian nous apprenait tout ce qu’il pouvait sur le crocus et le safran en attendant l’infusion d’un thé au safran qui nous a bien réchauffé. Puis nous avons dégusté le pain d’épices au safran, les confitures au safran, le nougat au safran. Mumm c’était bien bon. Chacun a ensuite investi le petit coin boutique et c’est les sacs remplis de pots de confiture, de nougat ou des bonhommes en pain d’épices ou de pots de filaments de safran que nous sommes quittés sur le pas de sa porte…

Pour ma part c’était quand même une belle journée, malgré quelques problèmes de timing….

SAM_4951.JPG

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AUVERGNE

Auvergne ! Aux noires couleurs,

Montagnes aux tons nacrés,

Traversées de saisons bleues dorées,

Aux incandescentes lueurs.

 

Du rose au pourpre jusqu'au violet,

L'éclat du mauve un beau jour d'été,

La risée se mêle dans les bleuets,

Auvergne ! Te voilà site enchanté.

 

Auvergne ! Glèbe aux horizons engloutis,

Des jardins, des lacs aux traits amplifiés,

Puys incessants d'une seul coup ont jailli,

Terre céleste des Dieux, Perle Noire éclatée.

 

Nielle, ondée et nuages,

Nuance passant du gris au vert,

Roulent avec puissance, force et rage,

Jouent aux ombres et aux lumières.

 

Se dessinent aux  creux des cluses, des villages de cristal,

Comme d'une main souveraine le tracé s'arrondit

Terre noircie, Terre aux gouffres fatals,

En toi, je sombrerai, végétale poésie.

 

Noëlle DESSERTAINE

 

Un bien bel hommage à notre belle Auvergne

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Auvergnat, vous avez dit Auvergnat ?

Trouvé sur le net :

Saint-Sandoux et Mr de Montaignac  
chantés par un poète militaire en demi-solde 
retiré à Monton 
 

LE PANORAMA NATUREL, OU PROMENADE 
AUTOUR DU PUY DE MONTON, 
BOURG DE LA LIMAGNE D'AUVERGNE
... 
Cherchons, Muse, cherchons un spectacle plus doux, 
Et, pour nous délasser, visitons Saint-Sandoux. 
Là, sur un mont stérile, en domptant la nature, * 
Un grand aux malheureux donna la nourriture. 
Sans le nommer, je dois un éloge en mes vers 
A l'hôte bienfaisant du château de Travers. 
Que j'aime, Saint-Sandoux, ton riant paysage! 
Prés, vignes et moissons, sont ton riche apanage. 
Tu n'es pas une plaine, et tu n'es pas un mont ; 
Au milieu de l'ombrage on voit briller ton front. 
Quel est le nom, dis-moi, de la grande montagne 
Qui près de toi s'élève au sein de la campagne? 
J'admire l'étendue ainsi que la hauteur 
Des rocs audacieux qu'elle offre au voyageur. 
Qui porta sur ces bords cette masse imposante? 
La nature à la fois me plaît et m'épouvante: 
Ici des bois, des prés, des vignes, des ruisseaux, 
Et là des monts tout nus sans verdure et sans eaux. 
... 
* En créant un bois sur une montagne aride

. 
Jacques Bernard, officier retiré - Landriot - Clermont-Ferrand - 1816

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Dicton Auvergnat

Per Santa-Catarina,
Tot boes prend racina
A la Sainte Catherine,
Tout bois prend racine.

(C'est la meilleur moment pour planter les arbres et les arbustes
Prière des Catherinettes
Cette année, ma fille et ses copines préparent le chapeau pour l'une d'entre elles !!!
à suivre donc....

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La minute culturelle


"La France, c'est l'Auvergne avec quelque chose autour"
Proverbe auvergnat


...."L'Auvergne .... C'est un secret plus qu'une province.
Elle vous tourmente toujours d'un tendre songe.
C'est quand on l'a trouvée qu'on la cherche le plus".

Alexandre Vialatte

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Balade en Combrailles

Un lieu cher à mon coeur, car c'est là qu'habitait mon oncle si tendrement chéri, qui nous a quitté en mai dernier...., là où j'aimais tant venir faire les vendanges dans une ambiance joyeuse et travailleuse... à goûter l'eau ferrugineuse à la fontaine à quelques mètres seulement de chez lui .....ce coin est encore vierge de cistes (trésors).

Autour de Gimeaux

 

Situation: Gimeaux

Durée: 1h20mn (sans prendre en compte la halte facultative aux sources pétrifiantes).

Distance: environ 3km600.

Commentaire: Parcours très agréable au printemps et à l'automne. Eviter de le faire en plein soleil d'été, car il y peu d'ombre sur le trajet.

Trajet en véhicule:

De Riom, prendre la direction St-Bonnet-près-Riom. Une fois passé l'unique feu du village, prenez à gauche à la patte d'oie (cimetière), direction Gimeaux. Au stop, toujours tout droit. Peu après, vous verrez les grilles du château de Montaclier. Continuer, une fois passé les premières habitations, une esplanade sur la gauche vous servira de stationnement.


Parcours:

Montez le chemin plein sud, en haut une vue s'offre à vous sur la chaîne des puys, prenez à droite. Un peu plus loin vers une croix en fer, laissez le chemin de droite pour continuer tout droit. Une autre croix, en pierre celle-ci, vous indique votre arrivé à Prompsat, prenez à droite. Encore une croix en fer, continuer tout droit, puis un peu plus loin à droite. Traversez le pont, coupez le D17 et prenez en face direction Chirat.

Une petite côte vous attends, toujours tout droit jusqu'à une nouvelle croix en pierre, (vous apercevrez le long de la route un ancien abreuvoir). Au pied de cette croix se trouve une curiosité : la Pierre de la Dîme. La dîme est la 10ème partie de la récolte due au clergé. Empruntée aux coutumes bibliques, elle devient obligatoire dès le VIIIème Siècle. Elle doit subvenir aux besoins du culte ; elle est surtout perçue par les monastères mais aussi par des laïques. La présente pierre est un étalon qui servait à vérifier la capacité des appareils de mesures variables d'une paroisse à l'autre. Elle comporte 5 empreintes dont les capacités sont approximativement de : 0,75L ; 1,75L ; 2,30L ; 17,50L ; 56,75L.

La petite pause étant terminée, continuons. Poursuivez la route en suivant le parc boisé, traverserez au milieu de quelques maison dont une grande bâtisse auquel appartient le parc. Plus loin, à la patte d'oie continuer tout droit puis prenez à droite et descendez en direction du cimetière de Gimeaux. Longez-le, puis à droite jusqu'à l'église. Prenez à droite une route qui descend vers la D17 et là, à gauche. Vous allez passer devant les sources pétrifiantes  de Gimeaux. Une visite très belle et instructive vous attend.

Poursuivez la route et tournez à droite juste parès l'antique bascule, qui servait entre autre à peser les bêtes. Puis enfilez-vous tout de suite à droite dans une étroite ruelle qui vous mènera vers un ancien lavoir datant de 1904. Traversez le petit pont et prenez le chemin de gauche. Suivez-le jusqu'au bout où vous retrouverez le point de départ.

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L'Auvergne, un grand plateau de fromages ...

 

Le Cantal
Deux fois millénaire, c'est le plus ancien des fromages. Le Cantal multiplie les saveurs pour multiplier les plaisirs. 1 à 2 mois d'affinage procurent au Cantal Jeune une douce saveur de terroir associé à un léger goût de lait. De 2 à 6 mois il devient Entre-Deux : sa robe se boutonne d'or, son goût s'épanouit et laisser un souvenir profond des hauts pâturages. Passé 6 mois, c'est le Cantal Vieux au goût de caractère, réservé aux initiés. Il y a 2000 ans naissait le Cantal, en Haute Auvergne, pays aux pâturages fertiles, le bien nommé « pays vert ».
Dans ces temps anciens, le climat pluvieux et les terrains difficiles de ce territoire ont encouragé l’élevage de races de vaches laitières permettant d’utiliser les ressources en pâturage.
L’importante production de lait servit au développement de la fabrication de ce fromage. Le Cantal, ce lourd cylindre massif et trapu constituait une réserve de nourriture toujours disponible et un produit de négoce pour les habitants de cette région enclavée. Dès l’antiquité, le goût fruité du Cantal fit son succès et il acquit rapidement ses lettres de noblesse et sa renommée au-delà de ses frontières. Aujourd’hui, ce fromage unique et inimité est toujours issu des mêmes territoires. Il puise sa force dans ses terres volcaniques et sa douceur dans les hauts pâturages baignés de soleil.

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Le Salers
Frère du Cantal, il est élevé dans les riches pâturages volcaniques de Haute-Auvergne. Il tire son nom de la cité médiévale de Salers accrochée à 930 m d'altitude au cœur des monts du Cantal. Produit uniquement en été, en période de mise à l'herbe, son caractère et son bouquet inimitables sont issus des plantes sauvages et des herbages variés.
Malgré des origines qui se perdent dans la nuit des temps, les créateurs du Salers ont su perpétrer les secrets de sa fabrication pour garder ancré dans son temps ce fromage aux arômes authentiques.
Le Salers est issu d’un pays de monts volcaniques boisés, recouverts d’herbes sauvages au sein du massif volcanique cantalien. Le Salers est l’œuvre d’un agriculteur qui conduit lui-même son troupeau et qui accompagne, par ses gestes patients et méthodiques, l’alchimie complexe de la nature qui transforme un lait riche et savoureux en un merveilleux fromage.

 

Produit uniquement dans les fermes du 15 avril au 15 novembre, et à la condition expresse que les vaches puissent être nourries à satiété d’herbe pâturée, le Salers mérite du temps et de l’attention. Il est l’expression de son terroir, rude et subtil, et le reflet de l’âme de producteurs engagés et courageux qui respectent le rythme de la nature pour nous offrir sa meilleure expression.

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   Le Gaperon

Fromage au lait de vache (cru, pasteurisé, entier ou partiellement écrémé) et à l'ail. Ce fromage était fabriqué avec les restes de fabrication du beurre (babeurre). Son nom est à l'origine celui de son appellation en patois local : "gaspe" ou "gape". Son affinage s'effectuait à l'air libre, accroché au plafond de la cuisine. L'ail utilisé provenait de la plaine de la Limagne. Autrefois, certains paysans laissaient mûrir le Gaperon plusieurs mois dans le foin.
A l’origine, il était fabriqué par les fermiers pauvres de Maringues et de ses environs.

 

Le gaperon est l’ancêtre auvergnat des fromages ail et fines herbes. Autrefois, on pouvait évaluer la dot de la mariée selon le nombre de fromages suspendus au plafond car le gaperon représentait un signe extérieur de richesse.

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Le Saint-Nectaire

 

Aujourd’hui ce fromage n’a rien renié de son passé et ses producteurs s’attachent à garder vivante sa mémoire et son âme glorieuse.


Rendu célèbre à la table de Louis XIV par le Maréchal de France Henri de la Ferté-Sennecterre, le Saint-Nectaire est fabriqué depuis des siècles. Son goût, sa finesse et sa texture très onctueuse viennent de la riche flore des pâturages des Monts Dore, région volcanique d'une altitude moyenne de 1000 mètres.
Le Saint-Nectaire est tout droit issu des zones volcaniques des Monts Dore, dont les terres riches culminent à une altitude de 1000 mètres de moyenne, des espaces préservés qui offrent ce qu’ils ont de plus précieux, une nature faite d’air pur et d’ondulations verdoyantes. Le Saint-Nectaire fut pendant des siècles presque uniquement consommé sur son territoire jusqu’à ce qu’il conquît, dans la deuxième moitié du 18e siècle, l’aristocratie.
C’est l’onctuosité de sa pâte et son délicat goût de noisette qui firent sa renommée. Introduit à la cour de Louis XIV par le Maréchal de France Henri de Sennecterre (1600-1681), le Saint-Nectaire eut les faveurs du roi Soleil. Sa réputation est faite lorsque Legrand d’Aussy écrit en 1768, dans le récit de son voyage en Auvergne : " Si l’on veut vous y régaler, c’est toujours du Saint-Nectaire que l’on vous annonce".

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Le bleu d'Auvergne
C’est à une quarantaine de kilomètres à l’ouest de Clermont-Ferrand que le Bleu d’Auvergne a gagné une réputation qui au fil des décennies, ne s’est pas démentie.
Il est né au milieu du XIXème siècle, de la nature et de la passion d’un enfant du pays. A cette époque, un fermier auvergnat imagina d’ensemencer du lait caillé avec la moisissure bleue qui se formait dur le pain de seigle puis de la percer avec une aiguille. L’air pénétrant dans les trames fit le reste, les premiers Bleus d’Auvergne allaient voir le jour. Les Auvergnats ont très vite domestiqué cette découverte et ont profité des ressources naturelles de la région, et des grottes froides qui permettaient au fromage de s’affiner lentement.
Il se fabrique de nos jours essentiellement dans le sud du Puy-de-Dôme et le nord Cantal sur ces sols volcaniques qui possèdent une terre riche et sont, par excellence, le domaine des herbages. Là, les vaches se nourrissent d’une flore abondante et variée.
Fromage de terroir, le Bleu d’Auvergne tire son goût généreux de cette nature sauvage. Aujourd’hui encore, des hommes fiers de leur fromage, salé manuellement, affiné lentement, continuent à le produire dans le respect d’un savoir-faire que les années n’ont pas altéré.

 

Plus de 6000 tonnes de Bleu d’Auvergne sont fabriquées chaque année par 6 laiteries et un producteur fermier.

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La Fourme d'Ambert et Fourme de Montbrison
Son origine remonte au temps des druides qui célébraient leur culte à Pierre sur Haute. Les Hautes Chaumes dans les monts du Forez furent longtemps son berceau d'origine. Aujourd'hui son terroir de production s'est étendu. De forme cylindrique caractéristique, sa pâte est persillée et donne à ce fromage toute son authenticité. Sa saveur fruitée en fait le plus doux des Bleus.
On raconte que bien avant les Romains, les druides gaulois célébrant leur culte à Pierre-sur-Haute, connaissaient déjà la fourme. Le Bâti révèle l’existence de la Fourme d’Ambert au VIIIème siècle. Fourme vient du latin "forma" qui signifie "forme" : récipient qui sert à contenir le caillé.
Dès le IXème siècle, la Fourme servit de moyen de paiement, par exemple pour l’exploitation des hautes terres d’estives du Forez, et son principal marché devint vite la ville d’Ambert, dont la mairie est aujourd’hui ronde, reprenant la forme du fromage !
Par la suite, l’appellation "forme" est restée dans les monts de Forez et les monts d’Auvergne pour désigner les fromages régionaux. Autrefois, la production était exclusivement fermière et réalisée en estive, dans les jasseries, constructions basses aux toits de paille.

La fourme se vendait essentiellement sur le marché de la bourgade d’Ambert qui lui a donné son nom.

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La légende de Sainte Procule

Voici une légende que j'ai découverte à l'occasion de l'une de mes chasses aux trésors (cistes), trésor qui m'a valu de nombreuses conjectures et de nombreux déplacements sur les différents lieux de cette histoire. Il ne me reste plus qu'à aller ouvrir ce trésor à Ste foy dans l'Allier où cette jeune demoiselle reposerait pour la dernière fois après que ses reliques aient été volées.....

La légende de Sainte Procule (Allier)

Elle était fille du comte de Rodez et s'était vouée à Dieu. Son père ayant voulu la marier à un Géraud d'Aurillac - peut-être un neveu du grand saint -, elle s'enfuit furtivement, marcha longtemps, arriva aux collines de Gannat, alors couvertes de grands bois, et s'y réfugia. Mais Géraud partit à sa recherche, découvrit sa retraite et, devant son refus obstiné de l'épouser, lui trancha la tête d'un coup d'épée.

La tradition rapporte que ce martyre eut lieu au Maturet, près du faubourg de Saint-Étienne qui passe pour avoir été à l'origine de la cité de Gannat, (voir la curieuse et complexe église Saint-Étienne, XIème siècle). Mais l'histoire de la sainte ne s'arrête pas avec sa décollation.

La légende ajoute que Procule se releva, prit sa tête entre ses mains et la porta, après cinq stations, sur les marches de l'autel de l'église Sainte-Croix. Quelques années plus tard, les habitants de Gannat, qui avaient choisi Sainte  Procule pour patronne, firent élever, à chacun des cinq endroits où la vierge avait fait ses stations, une chapelle dans laquelle était représentée la posture qu'elle devait avoir eue en s'y reposant. Le temps les a fait disparaître1.

Plus tard, une autre chapelle lui fut construite près du couvent des pères Augustins de Gannat; elle fut détruite en 1793. On restaura alors, en l'honneur de la patronne de Gannat, une ancienne chapelle oubliée par les révolutionnaires, à une petite distance de la ville, dans un site pittoresque appelé "le pas de Sainte Procule" parce qu'on croit voir l'empreinte de ses pas sur les rochers d'alentour.

Cette chapelle est adossée à une colline couverte de gazon, sur les flancs de laquelle sont entassés des rocs granitiques. C'est dans cet endroit que, le lundi et mardi de Pâques, les habitants se rendent en foule, selon l'antique coutume. Chaque jeune fille achète en sortant le ruban de la Vierge qu'elle ajoute à sa parure.
Vers la même époque, ainsi qu'à celle où l'hiver les rappelle dans leur pays, les pieux montagnards de la Marche et de la Haute-Auvergne, qui vont exercer leur industrie dans d'autres provinces de France, s'arrêtent à la chapelle de Sainte Procule. Là, ils se découvrent, s'agenouillent et prient. Avant de se remettre en route beaucoup d'entre eux détachent, pour les conserver, de légères parcelles de la porte de la chapelle. Ces reliques les protègent dans leurs lointains voyages et favorisent leurs laborieuses entreprises.

1 - Vicomte de Resie, Histoire de l'Église d'Auvergne, Clermont-Ferrand, 1855.

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La visite du Moulin des Desniers en photos

Dimanche dernier, nous sommes allés, mon mari et moi même avec le groupe du 7ème jour du réseau des échanges de savoirs de Riom, visiter le Moulin des Desniers, près de Charbonnières les Vieilles dans le Puy de Dôme. Nous habitons près de Riom, ce n'est donc qu'à une petite demi heure de chez nous. En plein dans les Combrailles.
C'était très intéressant de voir tourner pour un court instant le dernier moulin du coin là où il y en a eu plus de 10 sur 3 km.
Nous aurions dû faire du pain en début de visite afin de l'emporter encore tout chaud chez nous à l'issu de la visite guidée, mais le responsable du moulin était exceptionnellement pressé ce jour là. *Dommage, ça sera pour une autre fois.
Voici en images une partie de cette visite.

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