mauvaise nouvelle dès le matin :
Un de mes oncles est décédé pendant la nuit.
Ho bien sûr ça fait des mois qu'on s'y attendait, mais ça ne change rien à notre peine, en tout cas à la mienne.
J'ai toujours été proche de lui, mais c'est surtout ma fille ainée qui l'a toujours connu comme faisant office de grand père.
Que de temps elle a passé auprès de lui, quand je travaillais, que de moments magiques elle a partagé avec lui, partageant un casse croûte comme un cadeau, un petit verre de vin au cours d'une partie de pêche, que de chatouilles, enfin quoi, tant de choses qui disparaissent avec lui.
Cet oncle chéri partageait la vie de ma maman depuis plus de 30 ans et ce soir je n'arrive pas à aller me coucher, sachant que ma nuit va être peuplée de tous ces souvenirs qui reviennent à la surface depuis ce matin.
Depuis ma plus tendre enfance, je me souviens de ces vendanges que nous aimions tant, à couper le raisin, à en déguster aussi pas mal, de ce repas de vendanges partagé avec toute la famille et les voisins, de ce casse croute de mi matinée, et ensuite de ce premier jus que nous les enfants nous nous empressions d'aller goûter à foison.
Toutes ces journées passées à aller ramasser les haricots, les pommes de terre, les tomates, les cerises, tout ceci sera désormais conjugué au passé et ce soir j'en suis malade de tristesse.
Je pense à ma maman qui à présent se retrouvera seule pour continuer le chemin.
J'ai de la peine et je ne sais pas quoi faire.
Aujourd'hui, juste après la nouvelle, j'ai eu ma petite fille à garder pour la journée et grâce à elle pendant quelques heures nous avons pu, un peu, oublier notre peine, ici à la maison, mais un poids demeure sur mon coeur et j'aimerais ne plus avoir mal.
Au revoir "tonton" je t'aime tant.
Nous t'aimons tant.
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