Lorsque l'enfant parait ...
L'autre jour, Juliette, ma petite fille étant à la maison, je me suis rendue compte, à un moment, que nous étions tous les 3 (le papy, la tata et moi-même) rivés sur elle et que nos regards étaient attendris.
Celà m'a rappelé ces quelques vers, d'un poème de Victor Hugo :
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« Lorsque l'enfant paraît » |
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(écrit en mai 1830)
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Enfants, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Il est si beau l'enfant, avec son doux sourire,
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Les Feuilles d'Automne, XIX, 1831. |
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Que j'aime ces instants de bonheur rien qu'à nous.
Et que je l'aime cette petite fille, cette petite Juliette, qui me donne tant de tendresse sans se poser de questions.
Que je l'aime ce petit bout de moi. Je croyais avoir vécu les plus beaux moments de ma vie en donnant le jour à mes 2 filles et je m'aperçois que j'en vis d'aussi grands à regarder ma Juliette évoluer dans notre vie.
Je n'aurai pas beaucoup "patchworké" cet été, mais je ne regrette rien. Tous ces jours, toutes ces heures à jouer avec Juliette ont été aussi déstressants et relaxant que des calmants ou que de broder ou coudre.
Tout devient magique avec elle :
- cueillir une fleur de pissenlit,
- un rayon de soleil,
- un nounours,
- un livre à partager,
- un chien qui aboie,
- une séance de coiffure,
- un sourire,
- un éclat de rire,
- une chanson,
- un dessin,
- une promenade dans notre village,
- un repas ensemble,
- un regard,
- une séance de photos,
- un calin
N'est ce pas qu'elle a l'air malheureuse notre petite chérie ?
Et que dire du papy ? très malheureux aussi !!!!