Connaissez vous l'Auvergne ?
Dans le rubrique : Auvergne, voici un petit bric à brac d'histoires de l'auvergne et des auvergnats.
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Autrefois, après le repas du soir, avait lieu les longues veillées d'hiver, à la lueur des
antiques lampes à huile, entretenues à frais communs par plusieurs ménages. Les femmes filaient leur quenouille ou agitaient les fuseaux de leur métier à dentelle; les hommes
décortiquaient le chanvre ou les châtaignes, et souvent quelque conteur improvisé racontait dans un patois savoureux, quelqu'une des légendes locales, ou posait des énigmes que
l'assistance s'efforçait de deviner. La prière en commun terminait presque toujours la soirée.
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Vers 1760, le carrosse qui partait toujours de la rue du Coche, place de Jaude, mettait sept jours pour aller de Clermont à Paris (384 km) et quatre jours pour aller à Lyon (184 km).
En 1855, le premier chemin de fer
venant de Paris atteignit Clermont.
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Il y à 150 ans en
Auvergne, la femme participe aux travaux des champs avec les hommes et les sert à table sans s'y asseoir
jamais, mais l'homme qui participerait aux soins du ménage se déshonorerait. Les hommes des campagnes portent une longue chevelure qu'on ne coupe qu'une fois l'an, au printemps.
L'Auvergnat ne marche jamais sans son bâton d'épine, de houx ou d'alisier, verni, dont le gros bout est ferré et l'autre porte une courroie de cuir pour le passer au bras, véritable
massue fort dangereuse entre ses mains.
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"L'Auvergne est hivernale, venteuse et montagnarde. Pour lutter contre les ténèbres, la pluie, les terreurs du solstice, l'Auvergnat se groupe, comme les moutons afin de mieux résister au vent."...
"L'Auvergnat est en gros un homme vêtu de noir, coiffé d'un chapeau de même métal, qui élève des vaches rouges et vend de l'eau minérale. Avec les produits de ce négoce, il achète des pantoufles au Casino"...
"L'Auvergnate est un très grand homme... Ses enfants sont petits, bruns, nourris de
saucisson"...(Alexandre Vialat)
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La dernière éruption du Puy-de-Dôme ?
Elle a eu lieu en 1862 !
Après la visite de l'oppidum de
Gergovie par Napoléon III; le soir on assista à un simulacre d'éruption du Puy-de-Dôme pour lequel on brûla : 6000 fagots, 20 chars de bois, 8 tonnes d'huile ou de résine.
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Lettre d'invitation à la Fête Patronale d'Aigueperse par un parrain à son filleul :
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Filleul, je te fais savoir par Michel mon voisin qui va chez toi, que c'est Dimanche en 3 semaines la fête du bon Saint Quintien, patron de la ville d'Aigueperse. Arrange-toi pour venir
nous voir, tu seras bien reçu, ta marraine fera cuire l'oie avec les abattis, il y aura un derrière de veau, aussi un gros pâté, encore de la tarte aux pommes.
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Fillio, è te fassesobre pe Miché moün vesïn qu voué chez te, que quouai de Dimanche en tré semenàs le faite do boun Sïn Quantiau, patron de la vialle de Guipârse. Ringe-te pe veni no
vaire, te sera bien recebu, ta mouerraine fera queure l'ôche d'embais los oquas, n'y zaure in tchiou de viau, moué in grau pâtais, moé de la poumpe aux pouns.
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Ne t'étonnes pas, nous dînerons bien comme il faut, nous boirons quelques bouteilles de mon vin de Chantecocu, nous conterons des plaisanteries pour faire rire ces femmes et nous
trinquerons à la santé de toute la parenté. Je pense que ton grand-père Austremoine se porte bien, ainsi que ta grand' mère Marie, tu leur diras bonjour de ma part.
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Ne t'émailles pas, ne dinerins me fô, ne bûrins quoquas pïntas de moün vinde Chante Coudiou, ne conterins de làs lourdiàs pe fouère bequener que làs fenàs, et ne trïnquerins à le sanda de
tute le parinteille. E pinse que ton grand, Tremoni, se pôrte bien, moué te grande Marion, te l'y diras bounjou de me pà.
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Antoinette, la fille du sacristain, t'attend pour danser une bourrée avec elle pour la fête. Si tu ne viens pas nous serons brouillés pour la vie.
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Le Tuéneite do secrétan, te pite pe virer ine bourreiye bai lye pe le faite. Si te ne venei pas, ne serins brôyas pe le vide.
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J'oubliais de te dire une nouvelle du pays : Pierre, le fils du grand Claude Bourrassier, le cordonnier, se marie bientôt avec Anne Pannetier, tu sais ? la fille de Gilbert, le Sabotier.
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Y oblidave de te dire ine nuvelle do peï : Piàre, le guerçoun do grand Liaudon Boursaile courdenai se meride betau d'embai le Nanon Pennetai, te sebai ? le fille de Gibé le sebouteire.
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Ton parrain qui te donne une poignée de main. |
Ton Pouerrain que te baye ine pougnade de man. |
Un chasseur, un pêcheur, un
ménétrier - N'ont jamais besoin d'héritier.
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A. Vialatte Histoires et légendes de l'Auvergne mystérieuse
F. Bérillon Notice historique sur Aigueperse et le Canton (1944)