Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Le bonheur c'est simple comme le partage

Ce vendredi c'était après midi conviviale au réseau d'échanges réciproques de savoirs... le thème était le cirque pour coller avec la fête du centre en mai.... j'ai choisi le même atelier que mon chéri (pour qu'il m'aide !!!) c'est à dire fabrication et surtout peinture de masques !!!! j'ai barbouillé un ours brun et une tête de clown tout en tirant la langue comme quand je m'appliquais petite fille et en mettant de la peinture partout !!!!! bref on s'est bien amusé et après on a fait un goûter tous ensemble et comme toujours nous ne risquions pas de mourir de faim !!!!! en attendant la suite de la soirée nous avons fait des jeux de société... on oublie toujours comme ça peut être drôle et amusant nous avons joué au jeu ASTRUCS, vous connaissez ? moi pas, genre trivial pursuit, avec des questions sur les trucs et astuces autour de la maison, cuisine, bricolage etc.... je vous le conseille

Et pour clôturer notre après midi conviviale le centre social avait invité un chanteur André Gaborit à venir nous faire découvrir son univers et plutôt en l'occurence celui de pierre Jean de Béranger auteur sous napoléon dont les textes sont étonnamment modernes et amusants ou réalistes. Une très agréable journée....

Je vous en livre un qui nous a beaucoup amusé, et mis en musique il était magnifique

 

Ma grand-mère.

Ma grand-mère, un soir à sa fête,
De vin pur ayant bu deux doigts,
Nous disait en branlant la tête :
Que d'amoureux j'eus autrefois !
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Quoi ! maman vous n'étiez pas sage !
— Non , vraiment ; et de mes appas
Seule à quinze ans j'appris l'usage,
Car la nuit je ne dormais pas.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Maman, vous aviez le cœur tendre ?
— Oui, si tendre, qu'à dix-sept ans
Lindor ne se fit pas attendre,
Et qu'il n'attendit pas longtemps.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Maman, Lindor savait donc plaire ?
— Oui, seul il me plut quatre mois ;
Mais bientôt j'estimais Valère,
Et fis deux heureux à la fois.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Quoi ! maman ! deux amants ensemble !
— Oui, mais chacun d'eux me trompa.
Plus fine alors qu'il ne vous semble,
J'épousais votre grand-papa.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Maman, que lui dit la famille ?
— Rien ; mais un mari plus sensé
Eût pu connaître à la coquille
Que l'œuf était déjà cassé.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Maman, lui fûtes-vous fidèle ?
— Oh ! sur cela je me tais bien.
A moins qu'à lui Dieu ne m'appelle
Mon confesseur n'en saura rien.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Bien tard, maman vous fûtes veuve
— Oui ; mais, grâce à ma gaîté,
Si l'église n'était plus neuve,
Le saint n'en fut pas moins fêté.
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !

Comme vous, maman, faut il faire ?
— Hé, mes petits enfants, pourquoi,
Quand j'ai fait comme ma grand-mère,
Ne feriez-vous pas comme moi ?
Combien je regrette
Mon bras si dodu,
Ma jambe bien faite,
Et le temps perdu !
 


Pierre-Jean de Béranger.

Huguette08 15/04/2013 13:16


une chansonnette bien amusante!!


bisous-bisous


HL.

Giselle43 14/04/2013 17:52


bravo !!! et je crois bien que je la lirais de nouveau..... sur quel air chante-t-il cela ??? bisous